Une peau qui démange, qui rougit, qui se dessèche par plaques : l'eczéma atopique est éprouvant, et particulièrement chez l'enfant. Bonne nouvelle : si on ne le guérit pas, on peut nettement réduire l'inconfort et espacer les crises avec quelques habitudes simples.
Qu'est-ce que la peau atopique, au juste ?
La peau atopique est une peau dont la barrière cutanée est fragilisée, ce qui la rend sèche, perméable aux irritants et sujette à l'inflammation. Concrètement, elle retient mal l'eau et laisse passer plus facilement les agresseurs extérieurs, d'où la sécheresse et les démangeaisons. Cette fragilité a souvent une composante héréditaire et évolue par poussées entrecoupées d'accalmies.
Quel est le geste numéro un pour soulager ?
Le geste le plus important est d'appliquer un émollient chaque jour, même quand la peau va bien. L'émollient nourrit et restaure la barrière cutanée, ce qui limite la sécheresse et réduit la fréquence des poussées. On l'applique sur peau propre, idéalement juste après la douche, en couche généreuse. Des gammes comme Lipikar (La Roche-Posay), Trixéra (Avène) ou Exomega (A-Derma) sont conçues pour cet usage.
Comment faut-il laver une peau atopique ?
On lave une peau atopique brièvement, à l'eau tiède, avec un nettoyant sans savon (syndet) ou une huile lavante. L'eau chaude et les gels moussants classiques décapent le film protecteur et aggravent la sécheresse. On sèche en tamponnant, sans frotter, puis on applique l'émollient dans la foulée pour emprisonner l'hydratation.
Quels déclencheurs éviter ?
Les déclencheurs varient d'une personne à l'autre, mais on retrouve souvent la laine à même la peau, les textiles synthétiques, les lessives parfumées, le calcaire, la transpiration et le stress. Repérer ses propres facteurs aggravants, en tenant un petit journal lors des poussées, permet de les limiter. Côté vêtements, le coton doux est un allié.
Quand faut-il consulter ?
Il faut consulter lorsque les poussées sont fréquentes, étendues, suintantes, surinfectées, ou qu'elles perturbent le sommeil. Les émollients et l'hygiène douce relèvent de l'accompagnement quotidien, mais le traitement d'une poussée inflammatoire (souvent à base d'anti-inflammatoires locaux) est du ressort du médecin. Chez le nourrisson, un avis médical est d'autant plus justifié.
Questions fréquentes
L'eczéma atopique est-il contagieux ?
Non. Ce n'est pas une infection : on ne l'attrape pas au contact d'une personne atteinte.
Faut-il arrêter les émollients quand la peau va bien ?
Non, c'est même l'inverse : l'application régulière hors poussée est ce qui aide à espacer les crises.
Peut-on se baigner en mer ou en piscine avec de l'eczéma ?
Oui, en général, en rinçant à l'eau claire après le bain et en réappliquant un émollient. En période de poussée ouverte, mieux vaut s'abstenir.
Le stress peut-il déclencher une poussée ?
Oui, le stress figure parmi les facteurs aggravants fréquemment rapportés, même s'il n'est pas la cause de l'eczéma.
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